Lutte contre le gaspillage alimentaire

L'action du Département répond à l’exigence réglementaire de réduire à la source et de valoriser les biodéchets des établissements produisant plus de 10 tonnes de biodéchets par an.

Année scolaire 2016-2017

En 2016, le Département de la Vienne a engagé une action de prévention et de valorisation des biodéchets dans 7 des 34 collèges publics du Département :

- collège Gérard Philipe à Chauvigny

- collège Jean Jaurès à Gençay

- collège Arthur Rimbaud à Latillé

- collège France Bloch Sérazin à Poitiers

- collège François Rabelais à Poitiers

- collège Bellevue à Dangé-Saint-Romain

- collège Maurice Bedel à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers

La mission a été confiée à un prestataire extérieur, le Cabinet TEHOP. Cela a permis de travailler en lien étroit avec les collèges (principaux, gestionnaires, enseignants et agents concernés) pour définir les actions potentielles.

 

Le bilan en résumé...

Une action efficace
Dans chaque collège, des équipes-projets se sont constituées et rassemblent le principal et/ou le gestionnaire, des agents, des enseignants, parfois des élèves, voire des parents d’élèves, et la collectivité locale responsable de la collecte des déchets. Dans tous les collèges, des actions ont été mises en place pour lutter contre le gaspillage alimentaire, trier les déchets en cuisine et au réfectoire, broyer les déchets verts et composter. Les déchets alimentaires sont récupérés par des éleveurs pour nourrir leurs chiens.

=> Au final, les 7 collèges respectent à présent l’obligation réglementaire de tri et de valorisation des biodéchets.


Des économies réalisées
La lutte contre le gaspillage alimentaire a permis de réaliser des économies. Sur le pain par exemple, les collèges France Bloch Sérazin à Poitiers, et Gérard Philipe à Chauvigny, estiment la baisse des dépenses à environ 1 000 € par an. Le collège Jean Jaurès, à Gençay, a calculé que les actions mises en place lui permettent une économie de l’ordre de 10 000 € par an.

Réduction du gaspillage alimentaire
Les restes de repas jetés peuvent représenter plus du tiers des aliments cuisinés dans un collège. Pour les équipes de cuisine et de plonge, dans les collèges, réduire le gaspillage alimentaire est une nécessité à la fois écologique, éthique et économique. Pour autant, lutter contre le gaspillage alimentaire demande une véritable mobilisation des équipes car les actions à mettre en oeuvre sont nombreuses et variées.


De nombreuses actions nouvelles
En anticipant au mieux le nombre de convives, en utilisant une cellule de refroidissement, en accommodant les restes, les équipes de cuisines limitent le gaspillage alimentaire. Mais le moment crucial reste la distribution du repas. Distribuer de la nourriture qui ne sera pas consommée est en effet la première cause de gaspillage alimentaire. Les élèves ont donc été encouragés à se servir en fonction de leur appétit, grâce à des
bars à salade pour les entrées, ou avec des jetons de couleur, qui leur permettent d’indiquer à l’équipe de cuisine la quantité de plat principal souhaitée. Le choix des recettes est également important, pour allier diversité alimentaire et lutte contre le gaspillage alimentaire.

 


Trier les biodéchets à la cantine

Pour être valorisés, les restes de repas doivent être triés. Deux collèges étaient déjà équipés de table de tri. Parmi les 5 autres collèges, trois ont reçu une (ou deux) table(s) de tri. Le collège France Bloch Sérazin, à Poitiers, a été équipé avec un îlot de tri. Enfin, le collège Gérard Philipe, à Chauvigny, a bénéficié d’une amélioration de son dispositif de tri en sortie de réfectoire.

 

Pour assurer la sensibilisation des convives, le plus souvent, des équipes d’éco-ambassadeurs ont été formées parmi les élèves volontaires. Elles sont intervenues en classe et à la sortie du réfectoire.

Nourrir les chiens avec les restes alimentaires
Depuis de nombreuses années, le collège Arthur Rimbaud à Latillé, confiait ses restes de repas à un éleveur de chiens. Sur son exemple, les six autres collèges impliqués dans l’action ont choisi eux aussi de donner tout ou partie des restes alimentaires à un éleveur de chiens (le plus souvent chiens de chasse).
Au plan réglementaire, l’éleveur bénéficie d’un agrément de la préfecture. En outre, une convention a été signée entre le collège et l’éleveur. L’enlèvement des restes alimentaires est à la charge de l’éleveur, qui bénéficie ainsi de nourriture pour sa meute. Il passe, selon les cas, de une à cinq fois par semaine dans le collège. Le collège dispose ainsi d’une solution gratuite de valorisation des biodéchets.

Broyer et composter
Quatre collèges ont été équipés d’un broyeur, pour réduire en copeaux les tailles de haie. Premier avantage : cela évite les allers-retours à la déchetterie. Deuxième intérêt : le broyat est ensuite utilisé soit en paillage sur les massifs de fleurs, soit
comme structurant pour le compost.
En effet, dans 6 des 7 collèges, des composteurs ont été installés. Tous les établissements les utilisent pour les restes de préparation de repas, quelques tontes chaque année et les feuilles à l’automne. Mais deux établissements ont également prévu d’y composter une petite partie des restes de repas, pour gagner en expérience sur le sujet. Enfin, au collège Bellevue, les  composteurs servent à faire mûrir le compost produit par les composteurs rotatifs.
Dans tous les collèges, les composteurs ont une vocation pédagogique. Par exemple, au collège Arthur Rimbaud, à Latillé, ils font partie intégrante du projet de jardin, animé par plusieurs enseignants. Les composteurs ont été fournis par le Département (dans 4 collèges), par le SIMER (à Chauvigny) et par la communauté de communes du Haut-Poitou (à Latillé).
Les agents et gestionnaires ont bénéficié d’une formation au compostage par le Département ou d’un accompagnement à la prise en main des composteurs par le SIMER et la communauté de communes du Haut-Poitou.

Composteurs rotatifs : une expérimentation réussie
En France, les collèges équipés de composteurs rotatifs se comptent sur les doigts de la main, et les retours d’expérience sont contrastés. Au collège Bellevue, à Dangé-Saint-Romain, Christophe Dugleux, agent de maintenance, a proposé d’expérimenter cette solution et a été soutenu par l’équipe-projet. Après une étude technico-économique, le Département a donc équipé le collège avec 4 composteurs rotatifs. Les résultats de l’expérimentation sont positifs. Dans les composteurs rotatifs, les biodéchets des 300 convives se transforment en 4 à 6 semaines en pré-compost qui mûri ensuite dans un composteur traditionnel.

 

Année scolaire 2017-2018

Les résultats satisfaisants de cette expérimentation ont permis au Département de décider la généralisation dans 8 autres collèges au cours de l'année 2017-2018 :

- collège Saint-Exupéry à Jaunay-Marigny

- collège Arsène Lambert à Lencloître

- collège Jean Monnet à Lusignan

- collège Joachim du Bellay à Loudun

- collège Georges David à Mirebeau

- collège Théophraste Renaudot à Saint-Benoît

- collège Irène et Frédéric Joliot Curie à Vivonne

- collège Camille Guérin à Vouneuil-sur-Vienne

2017 - Mars 29
Inauguration du matériel de compostage au collège Bellevue de Dangé-Saint-Romain
04/04/2017
2017 - Janvier 18
Réunion des cuisiniers des 7 collèges expérimentateurs sur la lutte contre le gaspillage alimentaire
11/02/2017